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Communiqué
de presse
Pour
diffusion immédiate
La
sortie de la ministre Normandeau contre l’étalement urbain surprend
et réjouit Équiterre et Vivre en Ville
Québec,
le 3 juin 2009 – Vivre en Ville et
Équiterre sont
agréablement surpris par les récentes déclarations de Mme Nathalie
Normandeau, ministre des Affaires municipales, de la Métropole, des
Régions et de l’Occupation du territoire, au sujet de l’aménagement des
villes et de l’étalement urbain. Lorsqu’elle affirme que « la banlieue
est un modèle dépassé » la Ministre identifie un enjeu fondamental pour
notre société.
«
Mme Normandeau semble avoir compris l’ampleur du problème de notre
forme urbaine et l’importance de se donner les moyens d’agir pour
modifier nos pratiques et transformer notre occupation du territoire »,
salue Hugo Séguin, coordonnateur du dossier des choix collectifs
d’Équiterre. Conduire les villes du Québec vers le développement
durable passe par la prise de conscience que les modèles des dernières
décennies, axés sur l’automobile dans un contexte d’abondance des
ressources pétrolières, sont dépassés. « Nathalie Normandeau semble
manifester une bonne compréhension de la situation. Nous espérons
qu’elle pourra faire souffler un vent de changement en matière
d’urbanisme au Québec au cours des prochains mois », poursuit M.
Séguin. Surtout que le vent est actuellement plutôt morose en ce
domaine, avec les projets du MTQ de construction du pont de la 25, de
l’autoroute urbaine Notre-Dame et de la réfection de l’échangeur Turcot.
«
Limiter l’étalement urbain et construire des milieux de vie attractifs,
c’est un beau programme ! », se réjouit Alexandre Turgeon, président de
Vivre en Ville, le regroupement québécois pour le développement urbain,
rural et villageois viable. « On peut oser la densité à condition
qu’elle soit de qualité. Des bâtiments verts et intelligents, des rues
à échelle humaine, des quartiers mixtes où chaque mode de transport a
sa place, avec la priorité aux piétons : c’est l’image que nous
souhaitons pour le Québec de demain », précise-t-il.
Les
deux groupes estiment que la réforme de la Loi sur l’aménagement et
l’urbanisme (LAU) – actuellement en cours – est une excellente occasion
de revoir les façons de planifier le développement des villes. Selon
eux, il faut donner les moyens aux élus et aux urbanistes municipaux de
favoriser des développements denses et mixtes, où les services sont
accessibles à pied et où il devient possible de mettre en place un
service de transport collectif efficace. La Loi doit soutenir le
développement de collectivités viables : économie des ressources – y
compris le territoire – et de l’énergie, et limitation des impacts
environnementaux, notamment ceux liés au transport.
Les
groupes insistent sur la nécessité que la nouvelle LAU reflète et
soutienne les intentions affichées par Mme Normandeau. L’aboutissement
de la refonte de la Loi étant prévu pour 2010, il reste peu de temps
pour élargir le débat public autour de ce travail essentiel à
l’évolution des collectivités québécoises vers un développement urbain
durable.
L’intention
de la Ministre de s’occuper des enjeux de fiscalité municipale apparaît
aussi comme un élément très positif. L’actuel mode de financement des
villes, presque exclusivement basé sur la taxe foncière, a depuis
longtemps montré ses limites. « La compétition que se livrent les
villes pour attirer le développement sur leur territoire est un des
moteurs perpétuant l’actuel modèle de développement », de préciser Hugo
Séguin.
Il
est également intéressant de voir la Ministre saisir l’importance de
diversifier l’offre en matière d’habitation au Québec. Il existe
effectivement d’autres modèles que la tour de condo ou la maison
unifamiliale dans les couronnes. D’ailleurs, le marché montre
clairement une forte demande pour les multiplex bien localisés. « Il
est temps de cesser de faire dire aux gens que l’on construit
actuellement ce qu’ils demandent. Les quartiers qui prennent
systématiquement le plus de valeur, année après année, sont ceux où les
services sont accessibles à pied et bien desservis par les transports
collectifs », d’expliquer M. Turgeon.
«
Renforcer et revaloriser les quartiers existants est indispensable si
le Québec veut protéger, autour des villes, les espaces naturels et les
terres agricoles », rappelle M. Séguin. Ce qui passe par des
investissements massifs dans le transport collectif. D’ailleurs, « la
volonté de Mme Normandeau de faire du transport collectif la colonne
vertébrale du développement urbain est une garantie de réussite », de
conclure M. Turgeon.
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Source :
Éveline
Trudel-Fugère, (514) 522-2000, Équiterre
Alexandre
Turgeon, (418) 655-0592, Vivre en Ville
Vous pouvez
obtenir la version pdf de ce communiqué en cliquant sur le lien
suivant : Communiqué
de presse (pdf)
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