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Communiqué
de presse
Pour
diffusion immédiate
Turcot :
Dépasser le complexe
Équiterre et Vivre en Ville retournent le MTQ à ses devoirs
Montréal,
le 17 juin 2009 – Équiterre et Vivre
en Ville demandent au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement
(BAPE) de rejeter la proposition actuelle de reconstruction de
l’échangeur Turcot et demandent au ministère des Transports du Québec
(MTQ) de refaire ses devoirs. Le MTQ présente un projet dépassé, qui va
à l’encontre du virage souhaité en faveur d’une mobilité urbaine
durable pour la métropole et pour le Québec. Sa réalisation aurait des
conséquences environnementales injustifiées.
Dans
leur mémoire déposé aujourd’hui, les organisations font valoir que les
autoroutes urbaines ne sont pas une solution de transport
efficace : elles favorisent l’étalement urbain, induisent une
dépendance à la voiture et nuisent à l’efficacité des réseaux de
transport collectif et actif. Conçu pour être fonctionnel aux heures de
pointe, le réseau autoroutier urbain est une infrastructure
surdimensionnée. C’est un gaspillage éhonté d’espace et d’argent.
De
plus, alors que le transport est un secteur d’intervention à
privilégier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le
projet du MTQ propose de perpétuer un modèle de mobilité non seulement
daté, mais ayant contribué dans une large mesure à la crise
environnementale actuelle.
Créer
de la richesse sans couler du béton
La
reconstruction du complexe Turcot représente une opportunité
extraordinaire pour inscrire le Québec parmi les nations les plus
avancées en matière de développement durable. « Le choix
concernant la forme que prendra le projet Turcot est clair :
augmenter la place de l’automobile et la dépendance à la mobilité
automobile, ou encore remplacer le complexe Turcot en intégrant les
transports viables et la réhabilitation urbaine », affirme
Alexandre Turgeon, président de Vivre en Ville.
« Il
est inconcevable que le Québec dépense 1,5 milliard $
pour augmenter le trafic automobile alors que le transport est déjà
responsable de 40% des émissions de gaz à effet de serre du Québec. Le
Québec a jusqu’à maintenant démontré son leadership dans la lutte aux
changements climatiques, mais le projet du MTQ est en rupture avec
cette approche », selon Sidney Ribaux, cofondateur et
coordonnateur général d’Équiterre. « Plusieurs études
démontrent d’ailleurs que l’augmentation de la capacité routière
entraîne plus de congestion à long terme. Le plan proposé par le MTQ ne
fera qu’empirer le problème », ajoute-t-il.
Un
projet à l'encontre des objectifs du Québec
Le
projet du MTQ s’inscrit en opposition aux principes de la Politique
québécoise des transports collectifs, et la Loi sur le développement
durable est tout simplement ignorée. « La proposition du MTQ
met en cause la crédibilité environnementale du gouvernement du Québec
en matière de développement durable », ajoute Alexandre
Turgeon. « C’est à croire que ce ministère n’appartient tout
simplement pas au même gouvernement que les autres. Les impacts
néfastes de ce genre de projet sur l’environnement, sur l’économie et
sur la société sont majeurs, et le gouvernement du Québec doit prendre
conscience qu’il ne peut se permettre de continuer dans la mauvaise
direction ».
La
formule retenue pour Turcot n’a fait l’objet d’aucune étude de scénario
alternatif au choix autoroutier. Le projet est à contre-courant des
meilleures pratiques mondiales, où la tendance est au démantèlement des
autoroutes et au transfert modal vers le transport collectif. Plusieurs
exemples, comme le démantèlement d’une autoroute au centre-ville de
Séoul ou les couloirs bus de Paris, ont démontré qu’il est possible de
diminuer l’espace accordé à la voiture au profit des transports
collectifs et actifs. Et ce, en améliorant la vitalité et la
compétitivité des villes.
De
nombreuses alternatives
Il
est possible de répondre aux besoins de mobilité de la région de
Montréal tout en offrant de meilleures performances économiques,
environnementales et sociales que celles du projet proposé par le MTQ.
Il faut notamment profiter de la performance des transports sur rail
(train de banlieue, tram-train, tramway) pour répondre aux besoins des
navetteurs qui constituent une proportion importante des usagers du
complexe Turcot, particulièrement sur l’axe est-ouest. On doit
également prioriser des axes de transport routier intégrés au tissu
urbain local et permettant une mise en valeur optimale des terrains de
l’ancienne cour Turcot et de la falaise St-Jacques.
Pour
Vivre en Ville et Equiterre, le MTQ persiste dans une solution d’une
autre époque. Il est temps, pour Montréal et pour le Québec, de changer
de cap et de cesser de reproduire les erreurs du passé.
Le
mémoire « Turcot : dépasser le complexe »
d’Équiterre et Vivre en Ville est disponible sur demande et sera en
ligne à partir de 14h30 sur les sites Internet des deux organisations :
www.equiterre.org/organisme/sallePresse/communiques.php
ou www.vivreenville.org
-30-
Source :
Évelyne
Trudel-Fugère, (514) 605-2000, Équiterre
Christian
Savard, (418) 456-0592, Vivre en Ville
Vous pouvez
obtenir la version pdf de ce communiqué en cliquant sur le lien
suivant : Communiqué
de presse (pdf)
Pour consulter
le mémoire déposé au BAPE, vous pouvez le télécharger en version
pdf : Mémoire
présenté au BAPE par Équiterre et Vivre en Ville sur
Turcot (pdf)
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