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L’origine de Vivre en Ville remonte au début de février
1993. C’est à la veille des audiences publiques du Groupe
de travail sur Montréal et sa région (GTMR - Groupe Pichette)
qu’a émergé l’idée de former un groupe
qui profiterait de cette tribune pour avancer des idées novatrices
en matière d’urbanisme, de gestion métropolitaine,
d’habitation, de transport, d’environnement, de fiscalité et
de développement durable. Bien que l’idée ait séduit
un premier groupe d’individus, ceux-ci choisirent d’offrir
leurs services à l’Association générale étudiante
en urbanisme (AGEUR) de l’UQAM pour rédiger et présenter,
en collaboration avec le président de l’association et
après consultation de ses membres lors d’une assemblée
spéciale tenue à cet effet, un mémoire au GTMR.
Ce choix fut motivé par l’impact plus important qu’aurait
un document présenté par une association reconnue, forte
de 450 membres, plutôt que par une dizaine de membres individuels.
L’accueil réservé par les membres du Groupe Pichette
au mémoire « Le grand Montréal: vous y croyez? » fut
chaleureux et valut de cordiales félicitations à ses
auteurs.
Les réflexions quant à la nécessité de
créer un groupe de défense des droits véhiculant
certains idéaux entourant le développement urbain viable
et ses composantes furent reprises par la suite lors de rencontres
informelles. Le nom de Vivre en Ville fut suggéré pour
la première fois lors de ces rencontres. Cependant, les participants,
préférant travailler avec les organisations existantes
en environnement et en transport afin de véhiculer plus efficacement
le concept de développement urbain viable, reportèrent
la mise sur pied formelle d’un nouvel organisme.
En 1994,
certains membres proposèrent d’élaborer
des documents sur des thèmes qui constituent des plates-formes
et des outils de promotion pour le développement urbain viable.
Les premières publications éditées par Vivre en
Ville apparaissent : Le rôle écologique des arbres, des
espaces verts et des forêts en milieu urbain (1994) et Problèmes
environnementaux urbains dans les pays développés, le
cas du Québec : des voies pour un développement urbain
viable (1995).
En avril
1995 se tient la première assemblée générale
visant à donner une existence juridique à un nouvel organisme
et à établir des orientations à l’action
de celui-ci. Deux visions sont alors proposées : certains membres
veulent faire de l’organisme un groupe essentiellement axé sur
la défense des droits et sur les revendications prônant
le développement urbain viable; d’autres souhaitent que
l’organisme offre des services aux organismes à buts non
lucratifs, aux municipalités ou aux groupes de citoyens, un
peu à l’exemple des groupes de ressources techniques (GRT),
mais élargi à l’aménagement, à l’urbanisme
et à l’environnement. Les participants de cette assemblée
générale optent finalement pour un mélange des
deux missions. Cependant, le nom de Vivre en Ville n’est conservé que
pour désigner les études et publications réalisées
par les membres (entre autres un document présenté aux
audiences sur la fiscalité), alors que L’Atelier d’aménagement,
d’urbanisme et d’environnement est constitué légalement
dans le but d’obtenir et de réaliser, comme son nom l’indique,
des mandats et des contrats en aménagement du territoire
ou en urbanisme. C’est toutefois sous cette seconde dénomination
qu’est présenté le mémoire lors de la consultation
publique sur l’énergie au Québec à l’été 1995.
À
l’automne 1995, les membres souhaitent que L’Atelier intervienne
auprès de la Ville de Québec de façon à être
consulté sur les critères d’application des nouveaux
programmes de subventions pour la revitalisation urbaine des quartiers
centraux qui venaient d’être annoncé par le ministre
des Affaires municipales de l’époque, monsieur Guy Chevrette.
Certains s’opposent à toute forme de pression auprès
de l’administration municipale de la capitale pour ne pas nuire à la
négociation d’un mandat entre L’Atelier et la Ville
de Québec au même moment. Une assemblée générale
spéciale est convoquée. L’organisme se scinde alors
en deux entités, chacune avec une mission bien distincte. L’Atelier
conserve sa mission de service de conseil alors que Vivre en Ville
; Le regroupement urbain viable devient un groupe de réflexion
et d’influence et peut dès lors intervenir auprès
de la Ville de Québec. Les membres des deux organismes demeurent
cependant en très bons termes, multipliant les échanges
et s’organisant en vue de partager un local voisin de la Confédération
des coopératives d’habitation du Québec (CQCH)
et du Conseil régional de l’environnement de la région
de Québec (CREQ). L’incorporation de Vivre en Ville (sous
sa désignation actuelle, c’est-à-dire Vivre en
Ville : le regroupement pour le développement urbain, rural
et villageois viable) est complétée à l’été 1996.
Depuis
1996, l’équipe de Vivre en Ville s’est structurée
en développant une expertise dans l’aménagement
du territoire lié aux transports, à la qualité de
vie des citoyens, à la gestion des ressources et de l’environnement.
Cette expertise permet à l'organisme d’intervenir sur
des sujets d'actualité concernant tant les affaires
municipales que nationales.
En 1999,
Vivre en Vill e et le Conseil régional de l’Environnement – Région
de la Capitale nationale initiaient le colloque Vers des collectivités
viables à Québec. L'événement visait à présenter
des expériences concrètes d’aménagement
viable réalisées en Belgique, au Danemark, aux États-Unis,
en France, au Canada et au Québec et des pistes de solution
concernant l’aménagement durable du territoire.
Se donnant
comme ligne directrice de démontrer les intérêts
et la faisabilité de ces solutions, Vivre en Ville a édité les
Actes du colloque Vers des collectivités viables et organisé un
second événement en mai 2001, cette fois à Montréal
: le forum Des villes habitables pour tous.
En mesurant
le succès de ces deux rencontres, l’équipe
s’est lancée dans la réalisation de la trousse
de formation Vers des collectivités viables. Cette trousse multimédia
(manuel, cédérom et vidéos), à la fois éducative
et informative, vise à offrir un outil novateur pour
le développement viable de nos collectivités, grandes
et petites . En vue de faire de cette trousse un outil exemplaire et
le plus complet possible, Vivre en Ville a recensé les exemples
internationaux les plus renommés pour leurs qualités
en termes de développement urbain durable. Ensuite l’équipe
de Vivre en Ville s’est rendue sur place pour s’entretenir
avec les initiateurs de certains de ces projets et développements
concluants. Ce fut les deux « missions » organisées
par Vivre en Ville, la première en 2001 dans le Nord-Ouest américain,
la seconde en 2002 dans cinq pays européens.
Aujourd’hui, maintenant que la Trousse Vers des collectivités viables est terminée, l’équipe de Vivre en
Ville continue de développer des projets en vue de démontrer la faisabilité et
les avantages de ces exemples de développement viable des collectivités,
et ce, à l’échelle du Québec.
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